Visuels Instagram pour une joaillière sur mesure

Visuels Instagram pour une joaillière sur mesure

Année
2026
Rôle
Direction artistique et réalisation
Contributions
Langage visuel, Pipeline de production

La cliente est une joaillière sur mesure. Chaque pièce est faite à la main, la plupart en un seul exemplaire, et chacune est photographiée de la même façon : sur l'établi, au téléphone, dans la lumière que le jour avait à offrir. Un beau travail, documenté comme un inventaire. Elle n'est pas photographe professionnelle, et en engager un n'a jamais été réaliste : une séance en studio se rentabilise sur une série de production, et ses pièces n'ont pas de série. Quel que soit le coût d'un visuel, chaque pièce doit le porter seule.

Le flux de travail est donc conçu autour des photos qu'elle prend déjà, et ne demande rien de plus :

  1. Quelques photos du bijou fini prises au téléphone, sur l'établi.
  2. Les photos sont téléversées vers le studio.
  3. Le studio les restyle et place la pièce sur des mannequins générés au préalable.
  4. Il en sort des images finies, ou du film.

Tout ce qui suit le téléversement est le travail du studio. La pièce reste exactement telle qu'elle a été photographiée ; tout ce qui l'entoure est généré, de la surface sur laquelle elle repose à la lumière et aux personnes qui la portent. Les visuels finis reviennent dans son langage visuel, au format Instagram, en six familles de couleurs.

Les mêmes bagues. À gauche la photo d'origine prise au téléphone, à droite le visuel 4:5 fini.

Les photos prises au téléphone sont aussi mises à l'échelle en cours de route, de sorte que le visuel fini tient à pleine taille alors que la source ne le ferait jamais.

Un pendentif cœur, mis à l'échelle depuis la photo au téléphone jusqu'à ce que la pierre et le sertissage en or se lisent à pleine taille. Le pendentif reste tel qu'il a été photographié ; la scène autour est générée.

Les mannequins sont la partie que l'on fabrique une fois et que l'on réutilise. La femme ci-dessous n'existe pas ; elle a été générée pour la marque, approuvée et conservée. Toute nouvelle pièce peut désormais être placée sur elle sans réservation, sans jour de prise de vue, ni cachet.

Le même mannequin généré, sans puis avec la bague en grenat de la cliente. Le mannequin a été généré une fois ; la bague est la sienne.

De la photo de produit au film

Les mêmes photos peuvent aller plus loin. Pour ce pendentif en or martelé, le studio a proposé plusieurs compositions d'un mannequin le portant, une personne a choisi celle qui paraissait juste, et un passage image-vers-vidéo a ajouté cinq secondes de mouvement léger pour un reel. Photographié de façon classique, ce clip aurait supposé un mannequin, un photographe et une journée de studio. Ici, il a fallu une photo au téléphone et quelques minutes de traitement, une personne validant chaque étape.

À gauche la photo d'origine prise au téléphone, à droite le reel fini ; cliquez pour le lire. Le mannequin est généré, le pendentif est le sien.

Construit sur la plateforme

Tout ce qui précède est passé par Story by Numbers, la plateforme vidéo que je développe et dont je parle sur /projects/video-platform. Le travail pour la joaillière en est un câblage particulier : des modèles d'image pour les décors, des gabarits de composition avec des emplacements pour le produit et le portrait, et une chaîne de rendu qui produit le même visuel à chaque exécution. Quand la collection s'agrandit, le fil s'agrandit avec elle.

Si votre organisation dispose de matériaux qui pourraient devenir des images ou du film, écrivez-moi : jason@storybynumbers.com.